Hommages

Publié le par olivier

Hommages

Chris Blackwell (fondateur d'Island Records) : "Robert et moi étions devenus des amis très proches. Robert était unique en ce qu'il s'intéressait tellement à d'autres types de musique et n'était pas effrayé de les reprendre" (1999)
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John Taylor (Duran Duran / The Power Station) : "Robert Palmer a eu une profonde influence sur nous en tant que musiciens. C'était un expert en musique raffiné qui aimait expérimenter. De multiples façons subtiles, il a contribué à changer et à façonner la musique populaire. Très peu d'artistes peuvent se targuer d'avoir créé une oeuvre aussi satisfaisante que la sienne. Il avait un grand sens du plaisir et il savait faire du rock"
Lire Robert Palmer: An Appreciation écrit par John Taylor en 2000 

Andy Taylor (Duran Duran / The Power Station) : "Robert Palmer était un artiste au talent incommensurable, un perfectionniste et une âme soeur, il a été un mentor et a eu une énorme influence sur ma carrière. Avec lui, vous pouviez semer une graine d'idée, elle grandissait rapidement en arbre. Quoique vous donniez à Robert, il le considérait avec intérêt, c'était un artiste authentique"

Simon LeBon (Duran Duran) : "Le monde a perdu un très grand chanteur et musicien aujourd'hui. Il est parti mais les chansons qu'il a écrites sont avec nous pour toujours. Il est une icône de notre époque. C'était un esthète, un gentleman charmant et un homme bon. Il a vécu sa vie plus pleinement et intensément que quiconque de ma connaissance. Robert avait toujours du temps pour les gens, il apportait son soutien et de bons conseils quand vous en aviez besoin. C'était surtout un ami. Nous avons passé de bons moments ensemble au fil des années. La dernière fois, c'était à Tokyo en juillet dernier et j'ai eu la chance de le voir faire ce qu'il aimait le plus. Il était sur scène avec un groupe affûté, entouré de jolies filles et chantant du blues devant une foule qui adorait ça. Imaginez le tel qu'il était dans le clip vidéo d'Addicted To Love - je penserai à lui comme ça parce que c'est comme ça qu'il voudrait qu'on se souvienne de lui"

Joe Cocker () : "Nous étions deux gars du Yorkshire aux parcours assez proches qui, bizarrement, se sont rencontrés très loin de chez eux. Ca a été un grand choc et une grande tristesse pour moi de le voir partir d'une façon aussi inattendue et à un âge si jeune. C'était un homme très doué"

RP avec Chris Blackwell (à gauche), John Taylor (au centre) et Joe Cocker (à droite)

RP avec Chris Blackwell (à gauche), John Taylor (au centre) et Joe Cocker (à droite)

UB40 : "Nous sommes choqués et attristés par la nouvelle de la mort soudaine de Robert"

Rod Stewart : "J'ai vraiment aimé Robert. C'était un de mes héros. Je pense qu'Addicted To Love est ma chanson rock numéro un. Je sais que ça l'est pour beaucoup de gens et en particulier la video était tellement, tellement un enregistrement majeur. C'était si différent. En fait, Robert et moi nous sommes confiés une nuit; il a dit que Hot Legs avait inspiré Addicted To love. Et j'ai dit que ma chanson Young Turks était inspirée de son Johnny And Mary" (2022)

Sting : "Il était un fomidable chanteur. Un gentleman. Et sous-estimé"

John Martyn () : "Dieu ait son âme, il me manque beaucoup; la mort du pauvre bougre m'a peiné. Je ne l'ai pas vue venir. Toujours si gentil, et toujours si cultivé et plein d'esprit"

Seal : "Il était une inspiration et un bon ami. J'ai travaillé avec lui il y a quelques années. Pendant cette période, j'ai été amené à le connaître assez bien. J'admirais son approche différente de la façon de faire de la musique"

Bryan Ferry : "J'ai toujours aimé la magnifique chanson de Robert Palmer, Johnny And Mary, avec ses paroles obsédantes" 

Paolo Nutini : "J'aime beaucoup Johnny And Mary de Robert Palmer. "Johnny’s always running around / Trying to find certainty / He needs all the world to confirm / That he ain’t lonely / Mary counts the walls / Knows he tires easily..." Tout d'un coup, je suis dedans. Je suis dans cette histoire" 

Paul Young : "J'ai tous les disques qu'il a faits. Il changeait toujours de style et il était au sommet de la scène musicale"

Andy Fraser († bassiste de Free et compositeur d'Every Kinda People) : "Robert Palmer était un très vieil ami du temps où il vivait à Scarborough et il était venu nous voir à son club local, principalement pour la basse, comme il me l'a dit plus tard à ma grande surprise. Quand il est descendu à Londres et a été pris sur le label Island, on a eu l'occasion de passer beaucoup de temps ensemble. C'est lui qui m'a branché sur Marvin Gaye quand il vivait encore dans un petit appartement à Hampstead Heath. Il est resté un ami proche et je l'ai toujours trouvé très généreux d'esprit et sur le plan matériel. Il me manque beaucoup"

RP avec UB40 (à gauche), Rod Stewart (au centre) et Seal (à droite)

RP avec UB40 (à gauche), Rod Stewart (au centre) et Seal (à droite)

Moon Martin († chanteur et compositeur de Bad Case Of Loving You) : "Très sincèrement, il était et reste mon chanteur favori et vous pouvez imaginer combien j'ai apprécié qu'il reprenne Bad Case" (1979)
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Chaka Khan (arrangements vocaux sur Addicted To Love) : "Il était funky et sexy (...) On s'est rencontrés, on est allés dans le studio cette nuit-là et on a tout fait cette nuit-là. J'ai arrangé les voix et chanté dessus. Et ils (Warner Bros) sont devenus dingues et l'ont obligé à enlever toute ma partie. Mais, gentil et merveilleux comme il était, il m'a crédité pour les arrangements vocaux parce que c'était tout ce qu'il pouvait faire"

Gary Numan (co-écriture et claviériste sur Clues) : "Je me suis senti très honoré qu'il ait joué deux de mes chansons dans ses concerts. C'était Cars et Me! I Disconnect From You. Quand je l'ai rencontré, il m'a invité chez lui dans les Bahamas, je crois, et je lui ai fait écouter l'album Telekon qui n'était pas encore sorti à ce moment là. Il a vraiment aimé la chanson I Dream Of Wires et en a enregistré sa propre version quand j'étais là-bas. Il m'a aussi dit qu'il avait deux chansons qu'il n'arrivait pas à finir, donc j'ai aussi travaillé dessus quand j'étais là-bas. C'était un homme formidable" 

Dony Wynn (son batteur pendant 20 ans) : "A l'exception de mes parents, Robert était et reste la personne la plus importante dans ma vie" 
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RP avec Moon Martin (à gauche), Chaka Khan (au centre) et Dony Wynn (à droite)

RP avec Moon Martin (à gauche), Chaka Khan (au centre) et Dony Wynn (à droite)

Eddie Martinez (guitariste sur Riptide, Heavy Nova et Don't Explain) : "Je veux que les gens sachent que Robert n'était pas seulement un produit pop. Il était un artiste sérieux et ses tubes, même s'ils sont formidables, ne reflètent pas son parcours. Il laisse une oeuvre incroyable. Il me manque beaucoup"

Wally Badarou (claviériste sur Riptide, The Power Station et Living In Fear) : "Un gentleman, doté d'une incroyable articulation rhétorique qu'il pouvait soutenir du crépuscule au petit matin, tout en y intégrant son véritable éclectisme musical, de Billie Holiday à Oum Kalsoum. Mais surtout, un ami..."

Tina Weymouth (Talking Heads / Tom Tom Club) : "Un type incroyablement beau qui devait se droguer! Mais, vraiment, Robert était constamment en train de composer de la musique dans sa tête et de chanter des chansons pour lui-même, partout... On a été amis pendant des années et la plupart de mes conversations avec lui demeurent énigmatiques" (1980s)   

Steve Stevens (guitariste sur l'album Don't Explain) : "Il fut la première rock star que j'ai rencontrée. Alors que j'étais en train d'enregistrer avec mon groupe The Fine Malibus au Compass Point, Bahamas, Robert a débarqué dans le studio et demandé qui était le guitariste. Il m'a ensuite invité chez lui pour improviser sur des chansons influencées par James Brown... Après avoir joué un solo particulièrement endiablé, il m'a raconté les concerts qu'il avait faits avec Jimi Hendrix et les grands guitaristes anglais de la fin des années 1960. C'était inspirant, stimulant et très marrant de travailler avec Robert... J'aimais beaucoup ce type super super talentueux"

Carl Carlton (guitariste sur les albums Rhythm & Blues et Drive) : "Je trouve ça bizarre qu'aujourd'hui, les gens ne voient Robert que comme l'artiste pop des années 80. Il est l'un des pionniers de la World Music et du mélange des genres mais plus personne ne le sait. Il est venu à mon mariage et je lui rendais visite régulièrement. C'était comme rendre visite à un grand frère: à chaque fois, je rentrais à la maison enrichi parce qu'il trouvait toujours de nouvelles musiques, de nouveaux films ou un nouveau livre"

Franco Limido (harmoniciste sur l'album Drive) : "Robert était un vrai gentleman et un musicien formidable. Il a vraiment aimé assembler cet album Drive et tout coulait dans le studio. J'entends "coulait" dans le sens où tous les musiciens se sentaient à l'aise avec lui et chacun contribuait au résultat final avec ses propres idées! J'ai tout de suite aimé son idée de cocktail de Blues brut avec des ingrédients plus modernes. C'était un homme très, très, très gentil... Il nous manque" 

Elkie Brooks (Dada / Vinegar Joe) : "Il était merveilleux, extrêmement intelligent et très talentueux, comme il l'a prouvé"
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Alan Powell (alias Jo Allen / batteur et auteur de chansons) : "Il faut dépasser le côté GQ. Ce type était un musicien formidable"

Sharon O'Neill (chanteuse australienne et compagne d'Alan Mansfield, claviériste de Palmer) : "Ensemble, nous avons écrit le dernier simple de Robert, True Love. Il était un ami proche et il nous manque"

David Rosenthal (claviériste sur la tournée Heavy Nova) : "J'aime sincèrement sa musique" 

Phill Brown (ingénieur du son sur les albums Sneakin' Sally, Pressure Drop, Some People et Double Fun) : "Un homme adorable avec lequel travailler, plein d'humour, fin d'esprit, dévoué..."

Noddy Holder (chanteur du groupe Slade) : "La chanson que j'aurais aimé avoir écrite et enregistrée est Addicted To Love par Robert Palmer. Pour moi, c'est une chanson pop parfaite"

RP avec Eddie Martinez (à gauche), Carl Carlton (au centre) et Elkie Brooks (à droite)

RP avec Eddie Martinez (à gauche), Carl Carlton (au centre) et Elkie Brooks (à droite)

Dominique Blanc-Francard (ingénieur du son sur l'album Pride) : "Robert Palmer était formidable. Il faisait ses voix derrière la console, j'étais à côté de lui. Il a écrit cette chanson inouïe, Johnny And Mary, qui a marqué le début de la New Wave et de toute la musique à base de synthés. Ce petit morceau a déterminé la couleur de ce qu'on allait avoir pendant les cinq années suivantes"

Francis Cabrel : "L'une de mes chansons favorites: Johnny And Mary, de Robert Palmer. Une mélodie qui tourne toute seule et peut couler sans fin..." 

Gérald De Palmas : "Ma plus grande influence: Robert Palmer. Pour la musique, pour l'attitude, pour tout." (...) "C'était quelqu'un de raffiné, dont l'univers était d'une grande richesse."    

Marc Lavoine : "J'étais super mal quand j'ai appris la mort de Robert Palmer. Vraiment. J'aimais bien savoir qu'il y avait Robert Palmer, qui allait faire un disque, qui allait faire une vidéo avec des gonzesses avec des basses et des guitares, qui allait faire des chansons surprenantes, une pub pour Renault, une pub pour Heineken et tout ça! Moi, j'aimais bien ce mec là. Je le trouvais grâcieux... avec une tête un peu bizarre, avec des costumes super... J'aimais bien sa musique; j'aimais bien ce type. Il me manque beaucoup. On ne se rend pas compte du talent de ce mec là. Il n'a pas été reconnu pour les morceaux qu'il a faits. Il avait fait un duo avec UB40 qui était formidable aussi. Vraiment, c'était un type qui avait une classe folle. Je crois qu'il est mort en France en plus, et ça m'a bouleversé." 

Jean-Jacques Aillagon (Ministre français de la Culture 2002-2004) : "Une des figures les plus attachantes, les plus séduisantes, de la chanson anglo-saxonne. Il aimait les chansons, toutes les chansons, et nous, nous aimions l'entendre chanter"

Hommages

De nombreux artistes ont également rendu hommage à Robert Palmer en parodiant ses célèbres clips vidéo ou ses pochettes de disque.

 

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